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Les addictions en détail

Addiction alcool — sevrage et post-cure
Alcool
Addiction tabac — arrêter de fumer
Tabac
Addiction cannabis — aide et sevrage
Cannabis
Addiction opiacés — traitement et sevrage
Opiacés
Addiction médicaments — dépendance et sevrage
Médicaments
Addiction jeux — jeux d'argent et jeux vidéo
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Chaque test prend environ 3 minutes. Les résultats sont immédiats, confidentiels et accompagnés de conseils personnalisés.

Ces tests sont indicatifs et ne remplacent pas un diagnostic médical.

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Comment fonctionne une post-cure ?

Du sevrage au rétablissement durable : les 6 étapes clés du parcours de soins en addictologie.

Le sevrage médical

5 à 10 jours en milieu hospitalier, supervisé médicalement.

Dossier d'admission

Prescription médicale et commission d'admission en quelques jours.

Le séjour (5–12 sem.)

Programme intensif : thérapies, groupes de parole, ateliers.

Vie en communauté

Solidarité du groupe, repas partagés, lien social reconstruit.

Prévention de la rechute

Identifier ses déclencheurs, construire ses stratégies d'adaptation.

Suivi à long terme

CSAPA, groupes d'entraide, consultations ambulatoires.

Ateliers & activités

Que fait-on en post-cure ?

Au-delà des thérapies, la post-cure propose des activités qui reconstituent le lien à soi, aux autres et au monde.

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Chaque addiction a ses mécanismes, ses risques et ses solutions. Cliquez sur une catégorie pour tout comprendre.

Addiction alcool — sevrage et post-cure
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Faites le test

Évaluez anonymement votre consommation grâce à des tests validés scientifiquement. Sélectionnez l'addiction concernée et répondez aux questions.

Ces tests sont des outils d'auto-évaluation indicatifs. Ils ne remplacent pas un diagnostic médical.

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Si vous ou un proche êtes concerné par une addiction, n'attendez pas pour en parler. Les consultations en CSAPA sont gratuites et confidentielles.

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Ateliers en post-cure

Ce qui se passe au quotidien dans un SMR addictologie — activités, thérapies et moments qui reconstituent le lien à soi.

À lire & à utiliser

Ressources utiles

Livres, applications, podcasts, organismes officiels et associations recommandés pour accompagner votre rétablissement.

Texte fondateur

La Lettre à la Famille

"
Dr Pierre Fouquet
Père de l'alcoologie en France — texte fondateur

Ce texte est remis aux familles des patients en cure. Il explique la maladie, déculpabilise l'entourage, et donne des clés concrètes pour accompagner le rétablissement. Un texte incontournable, lu dans tous les centres de post-cure.

But de cette lettre

Je viens ici répondre dans la mesure du possible à vos légitimes préoccupations. Il est très utile en effet que je vous tienne parfaitement informé, car vous sentez bien que votre rôle demain sera très important.

Je vous demanderai, en lisant cette lettre, de tenir compte de son caractère impersonnel. Écrite pour toutes les familles de malades, elle ne saurait tenir compte du cas particulier qui se pose à vous. En aucune façon, cette lettre ne peut se substituer à une conversation plus approfondie entre vous et moi.

La « petite guerre » chez vous

Quelle est donc cette maladie qui a si profondément détérioré la vie de votre malade et celle de sa famille ? Depuis des mois, sinon des années, vous êtes le témoin douloureux d'un fait incompréhensible : il boit trop, soit tous les jours, soit par périodes, et il ne supporte plus rien. Sa santé en souffre, évidemment, mais aussi son humeur, plus souvent mauvaise que bonne ; son caractère devient pénible, irritable ; ses capacités intellectuelles fléchissent.

Naturellement, vous lui en avez fait la remarque. À votre étonnement, il est resté sourd. Après les appels à la raison sont venus les reproches, peut-être même les menaces. Après avoir eu l'illusion persistante qu'il aurait pu s'arrêter s'il l'avait voulu, vous en êtes peut-être arrivé à penser qu'il le faisait exprès. Après les dénégations, vous avez connu les repentirs, les promesses, les espoirs tout neufs chaque fois brisés.

La maladie

Pourquoi parler de maladie, et non pas simplement du vice, du manque de volonté, des mauvaises habitudes ? Justement, tous ces termes ne sont pas applicables à votre malade. Une étape décisive sera franchie par vous comme par lui, quand vous aurez admis que vice, défaut de volonté ou mauvaises habitudes n'ont rien à voir avec ce qui arrive.

Votre malade avait perdu la liberté de s'abstenir de l'alcool.

Il s'agit de la perte d'un mécanisme normal. Pour vous, pour moi, les boissons alcoolisées peuvent être un agrément, un plaisir même, mais nous pourrions nous en passer facilement. Pour votre malade, elles étaient devenues une nécessité maladive aussi impérieuse et vitale que pour nous tous le besoin de dormir.

Les 3 éléments de cette maladie

1. L'intoxication

Peu à peu, l'organisme s'est intoxiqué. Grâce au traitement, cette intoxication a pu être réduite.

2. Le facteur psychologique

Des éléments psychologiques intimes jouent un rôle déterminant. Leur réapparition provoquerait la réapparition du désir d'alcool. Il ne lui suffira pas de ne boire que de l'eau — il lui faudra aussi être heureux.

3. La situation sociale

La situation conjugale, familiale, professionnelle, financière est plus ou moins compliquée. Bien des obstacles devront être surmontés.

Votre attitude — les 3 conseils

Le plus important est d'abord que vous admettiez qu'il s'agit d'une maladie. Vous sortez du cauchemar, sans doute êtes-vous plus calme, reposé et prêt à un nouvel effort pour l'aider à guérir.

1. Liquider le passé

Les allusions incessantes aux fautes commises, les reproches, les ressentiments ne possèdent aucune vertu curative. L'expression de ses regrets ou de ses remords risque d'être particulièrement nocif pour lui et de le rejeter dans le désespoir. On ne peut valablement reconstruire dans ce climat. Ne parlez plus du passé.

2. Neutralité à l'égard de l'alcool

Il faut cesser le combat. Ne cachez pas les bouteilles. Si vous buvez du vin aux repas, continuez. Pas de recommandations du genre : « sois raisonnable, fais attention ». Pas de serments, pas de promesses. Pas de questions insidieuses qui sous-entendent toujours : est-ce que tu as bu ?

Même si vous ne me croyez pas tout à fait — et je sais que vous resterez anxieux pendant des mois — essayez de jouer le jeu.

3. Lui faire confiance

Pas de limitations, pas de restrictions, faites taire une anxiété qui vous conduirait à la suspicion, à la méfiance. C'est ainsi et seulement ainsi qu'il retrouvera grâce à vous l'estime et l'affection dont il a tant besoin. Comment pourra-t-il retrouver une signification valable à sa vie si ce n'est d'abord auprès de vous et des siens ?

L'avenir

Si je vous suggère aujourd'hui une attitude si contraire à celle que vous avez été contraint d'adopter, c'est bien parce que jusqu'ici le résultat a été nul. Si vous reconnaissez cette inefficacité, laissez-moi vous montrer un autre chemin.

Une maladie qui dure depuis 5, 10 ou 20 années ne guérit pas en 4 semaines. Quand votre malade sortira d'ici, il sera seulement convalescent. Le minimum de temps de suivi est de l'ordre d'une année. L'essentiel sera, quoi qu'il arrive, de garder la liaison avec le médecin.

Retenez, je vous prie, qu'un nouvel et authentique espoir est né.
Ce sont les cas en apparence les plus désespérés qui parfois réussissent le mieux.

Commentaire du centre de post-cure

Les conseils du Dr Fouquet sont judicieux. Nous conseillons au conjoint(e) de suivre une psychothérapie pour « liquider le passé », apaiser leurs propres blessures, se libérer de la co-dépendance et souvent pardonner les offenses subies. N'hésitez pas à faire la démarche — elle vous permettra de redémarrer votre vie de couple sur de nouvelles bases.

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Lexique

Glossaire de l'addictologie

Tous les termes et abréviations utilisés dans le domaine de la post-cure et de l'addictologie, expliqués simplement.

SMR Soins Médicaux et de Réadaptation

Anciennement appelés SSR (Soins de Suite et de Réadaptation). Les SMR addictologie sont des établissements spécialisés dans la prise en charge des patients souffrant d'addictions après le sevrage. C'est ce qu'on appelle couramment la « post-cure ».

HC Hospitalisation Complète

Mode de prise en charge où le patient réside dans l'établissement 24h/24 pendant toute la durée de son séjour. La durée moyenne est de 8 à 12 semaines. Recommandé lorsque l'environnement du patient est à risque ou que les comorbidités sont importantes.

HJ Hôpital de Jour

Mode de prise en charge ambulatoire : le patient suit le programme thérapeutique pendant la journée (généralement 9h-16h) et rentre chez lui le soir. Durée de 3 à 6 mois, à raison de 3 à 5 jours par semaine.

CSAPA Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie

Structure ambulatoire de proximité qui assure le suivi des personnes ayant des conduites addictives. Consultations gratuites et confidentielles. Le CSAPA peut orienter vers un SMR et assurer le suivi après la post-cure.

ALD Affection Longue Durée

Dispositif de la Sécurité sociale permettant une prise en charge à 100% des soins liés à certaines pathologies chroniques. L'addiction peut être reconnue en ALD, supprimant ainsi le ticket modérateur de 20%.

TCC Thérapie Cognitivo-Comportementale

Approche psychothérapeutique qui travaille sur les pensées automatiques et les comportements liés à l'addiction. Très utilisée en post-cure pour identifier les situations à risque et développer des stratégies alternatives à la consommation.

EMDR Eye Movement Desensitization and Reprocessing

Thérapie de désensibilisation par les mouvements oculaires. Utilisée pour traiter les traumatismes psychologiques souvent associés aux addictions. De plus en plus proposée dans les programmes de post-cure.

TSO Traitement de Substitution aux Opiacés

Traitement médicamenteux (méthadone, buprénorphine/Subutex) qui remplace les opiacés illicites par une substance contrôlée. Permet de stabiliser le patient et de réduire les risques. Compatible avec un séjour en post-cure.

Sevrage

Phase d'arrêt de la consommation d'une substance addictive, réalisée sous supervision médicale. Le sevrage traite la dépendance physique et dure généralement 1 à 4 semaines. Il précède habituellement la post-cure.

Post-cure

Terme courant désignant le séjour en SMR addictologie. Phase de soins qui suit le sevrage, centrée sur la prévention de la rechute, la reconstruction psychologique et la réinsertion sociale. Durée de 5 à 24 semaines.

Addictologie

Discipline médicale spécialisée dans l'étude et le traitement des addictions (dépendances à des substances ou comportementales). L'addictologue est le médecin spécialiste qui coordonne le parcours de soins.

Prévention de la rechute

Ensemble de techniques et stratégies apprises pendant la post-cure pour identifier les situations à risque et y faire face sans recourir à la substance. Programme central de tout séjour en SMR addictologie.

Comorbidité

Présence simultanée de deux ou plusieurs troubles. En addictologie, on parle souvent de « double diagnostic » lorsqu'une addiction est associée à un trouble psychiatrique (dépression, anxiété, trouble bipolaire). La post-cure traite les deux dimensions.

AA / NA Alcooliques Anonymes / Narcotiques Anonymes

Groupes d'entraide entre pairs fondés sur le programme des 12 étapes. Les réunions sont gratuites et anonymes. Fortement recommandés en complément de la post-cure pour maintenir l'abstinence sur le long terme.

Art-thérapie

Pratique thérapeutique utilisant la création artistique (peinture, musique, écriture, théâtre) comme moyen d'expression. Très présente en post-cure, elle permet d'exprimer des émotions difficiles à verbaliser et de retrouver confiance en soi.

Médiation animale

Approche thérapeutique impliquant la relation avec un animal (cheval, chien, etc.). L'équithérapie est la forme la plus courante en post-cure. Elle travaille sur la confiance, la gestion des émotions et la communication non-verbale.

Notre mission

Qui sommes-nous ?

Informer, orienter et accompagner les personnes touchées par les addictions et leurs proches.

À propos

Pourquoi Dayclic ?

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Les addictions — alcool, drogues, médicaments, jeux, écrans — touchent des millions de personnes. Pourtant, les informations fiables restent dispersées et difficiles d'accès. Dayclic centralise tout : annuaire des centres, guides par addiction, ressources, et espace communautaire.

Une démarche indépendante

Dayclic est totalement indépendant. Aucun centre ne nous rémunère, aucun contenu n'est sponsorisé. Notre seul objectif : faciliter l'accès à l'information et à l'aide.

Pour qui ?

Personnes concernées par une addiction, familles et proches, professionnels de santé, structures d'addictologie. Que vous cherchiez un centre, un guide ou simplement à comprendre, Dayclic est là pour vous.

Des informations vérifiées

Chaque fiche de centre est vérifiée. Les guides sont rédigés à partir de sources officielles (HAS, OFDT, MILDECA). Les avis sont modérés. Notre espace Q&A est encadré par notre équipe.

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Témoignages & interviews

Partagez votre expertise, votre approche thérapeutique ou le témoignage de votre équipe. Nous publions des articles et interviews de professionnels du secteur.

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Votre fiche contient une erreur, vos horaires ont changé ou vous avez un nouveau programme ? Écrivez-nous et nous mettrons à jour sous 48h.

Partenariat & collaboration

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Questions & Réponses

Posez vos questions sur les addictions, le sevrage, la post-cure. Notre équipe et la communauté vous répondent.

Guide pratique

Aider un proche face à l'addiction

Comprendre, accompagner et prendre soin de vous. Un guide complet pour les proches de personnes en difficulté avec une addiction.

1 sur 3
proches développent
une co-dépendance
8,5 M
d'aidants concernés
par l'addiction en France
5 ans
délai moyen avant
de demander de l'aide
Comprendre

L'addiction est une maladie, pas un choix

L'addiction modifie le système de récompense du cerveau et altère la capacité de décision. Votre proche ne « choisit » pas d'être dépendant — son cerveau a été reprogrammé par la substance ou le comportement.

Les facteurs sont multiples : génétiques (40-60% de la vulnérabilité), environnementaux (stress, traumatismes) et psychologiques (anxiété, dépression). Comprendre cela est la première étape pour aider efficacement.

🧠
Le cerveau addictif
1
La substance active le circuit de récompense (dopamine)
2
Le cerveau s'adapte et en demande toujours plus (tolérance)
3
Sans la substance, le manque s'installe (dépendance)
4
Le contrôle volontaire est altéré (cortex préfrontal)
Repérer

Les signaux d'alerte

Sautes d'humeur
Irritabilité croissante, changements brutaux
Isolement
Abandon des activités, retrait social
Problèmes financiers
Dépenses inexpliquées, mensonges
Santé dégradée
Négligence hygiène, fatigue, perte de poids
Tolérance accrue
Quantités en hausse, fréquence plus élevée
Échecs répétés
Tentatives d'arrêt sans succès
Déni
« Je gère », « j'arrête quand je veux »
Secrets
Dissimulation, cachettes, mensonges
Communiquer

Comment aborder le sujet

À faire
Choisir un moment calme, quand la personne est sobre
Parler au « je » : « Je m'inquiète quand... »
Écouter sans juger, exprimer votre soutien
Proposer des ressources concrètes (numéros, centres)
Rappeler que demander de l'aide est un signe de force
À éviter
Les ultimatums, les menaces, la culpabilisation
Aborder le sujet quand la personne est sous l'emprise
Minimiser (« c'est pas si grave ») ou dramatiser
Comparer avec d'autres ou prendre la place du soignant
Couvrir les conséquences (payer ses dettes, mentir pour lui)
Agir

Les 6 piliers de l'accompagnement

1
S'informer
Plus vous comprenez la maladie, mieux vous pouvez aider. Lisez, échangez, formez-vous.
2
Rester présent
Montrez que vous êtes là, sans conditions. La constance est plus forte que les mots.
3
Ne pas couvrir
Arrêtez de compenser les conséquences. La réalité est parfois le meilleur levier de changement.
4
Poser des limites
Protégez-vous sans abandonner. Des limites claires sont un acte d'amour, pas de rejet.
5
Orienter vers un pro
CSAPA, médecin, addictologue. Proposez, n'imposez pas. Le bon moment viendra.
6
Accepter le temps
Le rétablissement est un processus, pas un événement. Les rechutes font partie du chemin.

Et vous, comment allez-vous ?

La co-dépendance est un piège fréquent. Votre bien-être n'est pas égoïste — c'est essentiel.

Rejoignez un groupe (Al-Anon, Nar-Anon)
Consultez un psychologue pour vous
Gardez vos activités et vos amis
Vous ne pouvez pas « guérir » quelqu'un
Test interactif

L'Addictomètre

23 questions pour évaluer votre situation

S'entourer

Ressources pour les proches

Al-Anon France
al-anon.fr
Groupes de soutien pour les proches de personnes alcooliques. Réunions gratuites partout en France.
Nar-Anon France
nar-anon.fr
Groupes de soutien pour les proches de personnes dépendantes aux drogues. Écoute et partage.
0 980 980 930
Appel non surtaxé
Alcool Info Service — ligne d'écoute pour les personnes concernées et leurs proches. 7j/7.
0 800 23 13 13
Appel gratuit
Drogues Info Service — écoute, information et orientation pour toutes les addictions. 7j/7.
"
La Lettre à la Famille
Dr Pierre Fouquet — texte fondateur de l'addictologie française

Ce texte, écrit par le Dr Fouquet — père de l'alcoologie en France — est remis aux familles des patients en cure. Il explique la maladie, déculpabilise l'entourage, et donne des clés concrètes pour accompagner le rétablissement. Un texte incontournable, lu dans tous les centres de post-cure.

But de cette lettre

Je viens ici répondre dans la mesure du possible à vos légitimes préoccupations. Il est très utile en effet que je vous tienne parfaitement informé, car vous sentez bien que votre rôle demain sera très important.

Je vous demanderai, en lisant cette lettre, de tenir compte de son caractère impersonnel. Écrite pour toutes les familles de malades, elle ne saurait tenir compte du cas particulier qui se pose à vous. En aucune façon, cette lettre ne peut se substituer à une conversation plus approfondie entre vous et moi.

La « petite guerre » chez vous

Quelle est donc cette maladie qui a si profondément détérioré la vie de votre malade et celle de sa famille ? Depuis des mois, sinon des années, vous êtes le témoin douloureux d'un fait incompréhensible : il boit trop, soit tous les jours, soit par périodes, et il ne supporte plus rien. Sa santé en souffre, évidemment, mais aussi son humeur, plus souvent mauvaise que bonne ; son caractère devient pénible, irritable ; ses capacités intellectuelles fléchissent.

Naturellement, vous lui en avez fait la remarque. À votre étonnement, il est resté sourd. Après les appels à la raison sont venus les reproches, peut-être même les menaces. Après avoir eu l'illusion persistante qu'il aurait pu s'arrêter s'il l'avait voulu, vous en êtes peut-être arrivé à penser qu'il le faisait exprès. Après les dénégations, vous avez connu les repentirs, les promesses, les espoirs tout neufs chaque fois brisés.

La maladie

Pourquoi parler de maladie, et non pas simplement du vice, du manque de volonté, des mauvaises habitudes ? Justement, tous ces termes ne sont pas applicables à votre malade. Une étape décisive sera franchie par vous comme par lui, quand vous aurez admis que vice, défaut de volonté ou mauvaises habitudes n'ont rien à voir avec ce qui arrive.

Votre malade avait perdu la liberté de s'abstenir de l'alcool.

Il s'agit de la perte d'un mécanisme normal. Pour vous, pour moi, les boissons alcoolisées peuvent être un agrément, un plaisir même, mais nous pourrions nous en passer facilement. Pour votre malade, elles étaient devenues une nécessité maladive aussi impérieuse et vitale que pour nous tous le besoin de dormir.

Les 3 éléments de cette maladie

1. L'intoxication

Peu à peu, l'organisme s'est intoxiqué. Grâce au traitement, cette intoxication a pu être réduite.

2. Le facteur psychologique

Des éléments psychologiques intimes jouent un rôle déterminant. Leur réapparition provoquerait la réapparition du désir d'alcool. Il ne lui suffira pas de ne boire que de l'eau — il lui faudra aussi être heureux.

3. La situation sociale

La situation conjugale, familiale, professionnelle, financière est plus ou moins compliquée. Bien des obstacles devront être surmontés.

Votre attitude — les 3 conseils

Le plus important est d'abord que vous admettiez qu'il s'agit d'une maladie. Vous sortez du cauchemar, sans doute êtes-vous plus calme, reposé et prêt à un nouvel effort pour l'aider à guérir.

1. Liquider le passé

Les allusions incessantes aux fautes commises, les reproches, les ressentiments ne possèdent aucune vertu curative. L'expression de ses regrets ou de ses remords risque d'être particulièrement nocif pour lui et de le rejeter dans le désespoir. On ne peut valablement reconstruire dans ce climat. Ne parlez plus du passé.

2. Neutralité à l'égard de l'alcool

Il faut cesser le combat. Ne cachez pas les bouteilles. Si vous buvez du vin aux repas, continuez. Pas de recommandations du genre : « sois raisonnable, fais attention ». Pas de serments, pas de promesses. Pas de questions insidieuses qui sous-entendent toujours : est-ce que tu as bu ?

Même si vous ne me croyez pas tout à fait — et je sais que vous resterez anxieux pendant des mois — essayez de jouer le jeu.

3. Lui faire confiance

Pas de limitations, pas de restrictions, faites taire une anxiété qui vous conduirait à la suspicion, à la méfiance. C'est ainsi et seulement ainsi qu'il retrouvera grâce à vous l'estime et l'affection dont il a tant besoin. Comment pourra-t-il retrouver une signification valable à sa vie si ce n'est d'abord auprès de vous et des siens ?

L'avenir

Si je vous suggère aujourd'hui une attitude si contraire à celle que vous avez été contraint d'adopter, c'est bien parce que jusqu'ici le résultat a été nul. Si vous reconnaissez cette inefficacité, laissez-moi vous montrer un autre chemin.

Une maladie qui dure depuis 5, 10 ou 20 années ne guérit pas en 4 semaines. Quand votre malade sortira d'ici, il sera seulement convalescent. Le minimum de temps de suivi est de l'ordre d'une année. L'essentiel sera, quoi qu'il arrive, de garder la liaison avec le médecin.

Retenez, je vous prie, qu'un nouvel et authentique espoir est né.
Ce sont les cas en apparence les plus désespérés qui parfois réussissent le mieux.

Commentaire du centre de post-cure

Les conseils du Dr Fouquet sont judicieux. Nous conseillons au conjoint(e) de suivre une psychothérapie pour « liquider le passé », apaiser leurs propres blessures, se libérer de la co-dépendance et souvent pardonner les offenses subies. N'hésitez pas à faire la démarche — elle vous permettra de redémarrer votre vie de couple sur de nouvelles bases.

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Vous n'avez pas à traverser ça seul(e). Notre tchat est ouvert, notre communauté Q&A est là, et notre annuaire peut vous orienter.

Ils témoignent

Paroles de proches

Anonymes et bienveillantes

« Mon fils est en post-cure depuis 3 mois. Les débuts étaient terrifiants, mais aujourd'hui il m'appelle chaque soir. Je réapprends à lui faire confiance, un jour à la fois. »

Marie, 54 ans — mère

« J'ai mis 2 ans à comprendre que je ne pouvais pas le sauver malgré lui. Le jour où j'ai lâché prise, paradoxalement, c'est là qu'il a accepté de se faire aider. »

Thomas, 38 ans — frère

« La culpabilité m'a rongée pendant des années. 'Qu'est-ce que j'ai raté ?' Grâce à un groupe de parole, j'ai compris que l'addiction n'est pas de ma faute. »

Sophie, 47 ans — mère

« Ma femme a rechuté deux fois avant de s'en sortir. La deuxième rechute, j'ai failli abandonner. Aujourd'hui ça fait 18 mois qu'elle est sobre. On reconstruit. »

Laurent, 42 ans — conjoint

« Le plus dur c'est le déni. Quand ta sœur te regarde dans les yeux et te dit 'j'arrête quand je veux' alors qu'elle ne tient plus debout. Mais il faut garder espoir. »

Camille, 29 ans — sœur

« On ne parle jamais des enfants de parents addicts. J'avais 12 ans quand j'ai compris. J'en ai 25 maintenant et je vais mieux, grâce à un suivi psy. Parlez-en à vos enfants. »

Julien, 25 ans — fils

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Guide pratique

Mon proche est en cure

Comment l'accompagner pendant son séjour, préparer les visites, et prendre soin de vous pendant cette période.

28 jours
durée moyenne
d'une post-cure
70%
de proches ressentent
de la culpabilité
3x
plus de chances de réussite
avec soutien familial
Préparer

Avant la première visite

La personne que vous allez retrouver ne sera peut-être pas celle que vous imaginez. Quelques jours de sevrage peuvent transformer quelqu'un : fatigue intense, émotions à vif, parfois même de l'agressivité ou un repli sur soi.

Ne vous attendez pas à de la gratitude immédiate. Votre proche traverse un processus douloureux et peut avoir honte, peur, ou se sentir vulnérable. Votre présence compte plus que vos mots.

Renseignez-vous auprès du centre sur les horaires de visite, les règles internes et ce qui est autorisé ou non. Chaque établissement a ses propres protocoles.

🧳
À apporter
Vêtements confortables
Photos de famille
Livres / magazines
Produits d'hygiène (vérifier avec le centre)
Une lettre encourageante
Communiquer

Quoi dire et ne pas dire

À dire
« Je suis fier de toi »
« Prends le temps qu'il faut »
« On sera là à ta sortie »
« Comment tu te sens aujourd'hui ? »
« Tu as le droit d'être en colère / triste »
Ne pas dire
« Pourquoi t'as pas arrêté avant ? »
« Pense à nous / aux enfants »
« C'est pas si dur quand même »
« Tu nous as fait tellement de mal »
« Quand est-ce que tu sors ? »
Comprendre

Les étapes du séjour

1
Semaine 1 — Sevrage / adaptation

Le corps se nettoie. Fatigue extrême, irritabilité, troubles du sommeil. Votre proche peut refuser les visites — c'est normal. Ne le prenez pas personnellement. Le centre gère le sevrage médicalement.

2
Semaine 2 — Stabilisation

Début des thérapies individuelles et de groupe. Les émotions sont à fleur de peau. C'est souvent le moment des premiers vrais échanges. Soyez à l'écoute sans chercher à tout résoudre.

3
Semaine 3-4 — Reconstruction

Travail en profondeur sur les causes de l'addiction. Une thérapie familiale peut être proposée — acceptez-la si possible. C'est aussi le moment de préparer la sortie et le retour à la vie quotidienne.

Après — Suivi ambulatoire

La sortie n'est pas la fin du parcours. Consultations régulières, groupes de parole, suivi CSAPA. Le cadre mis en place pendant la cure doit être maintenu. Votre rôle de soutien reste essentiel.

Vous aussi

Prendre soin de vous

Vous n'êtes pas égoïste de penser à vous. Pour aider quelqu'un, il faut d'abord tenir debout soi-même.

👥
Groupes de parole
Al-Anon, Nar-Anon : des groupes spécialement conçus pour les proches. Parler à des gens qui vivent la même chose change tout.
🧠
Consulter un psychologue
Un espace rien que pour vous, pour déposer vos émotions et apprendre à gérer la charge mentale liée à l'addiction de votre proche.
🏃
Maintenir vos activités
Sport, sorties, loisirs — ne mettez pas votre vie entre parenthèses. Vous avez besoin d'énergie pour tenir sur la durée.
🚧
Poser vos limites
Dire non n'est pas abandonner. Protéger votre santé mentale est une condition pour accompagner efficacement.
🙏
Accepter ce que vous ne contrôlez pas
Vous ne pouvez pas guérir votre proche à sa place. Son parcours lui appartient. Vous pouvez l'accompagner, mais la décision de changer vient de lui. Lâcher prise n'est pas renoncer — c'est reconnaître les limites de votre pouvoir d'action.

Aller plus loin

Découvrez nos autres guides pour les proches et les personnes concernées par l'addiction.

Guide pratique

Les 90 premiers jours

La sortie de cure n'est pas la fin du parcours, c'est le début. Voici comment accompagner votre proche — et vous-même — dans cette période cruciale.

40-60%
taux de rechute
la première année
90 jours
période la plus
critique
5x
plus de chances avec
un suivi régulier
Préparer

Le retour à la maison

Votre proche revient différent. La cure a initié un changement profond : nouvelles habitudes, nouveaux repères, une fragilité émotionnelle parfois déconcertante.

Il ou elle aura besoin d'une routine structurée, d'un environnement sécurisant et de beaucoup de patience. La fatigue peut être importante les premières semaines — c'est normal.

Le retour ne sera pas un « retour à la normale » — ce sera la construction d'une nouvelle normalité. Ensemble.

Préparer la maison
Retirer tout alcool et substances de la maison
Prévoir des boissons alternatives (mocktails, thés, eaux aromatisées)
Aménager un espace calme et personnel
Prévenir l'entourage des nouvelles règles
Planifier les premiers jours ensemble
Repérer

Les signaux de rechute

Isolement soudain
Se renferme, refuse les sorties, coupe le contact
Mensonges qui reprennent
Incohérences, dissimulation, histoires qui ne collent pas
Arrêt du suivi
Saute les rendez-vous, abandonne la thérapie
Sautes d'humeur
Irritabilité croissante, colères disproportionnées
Anciens cercles
Recontacte d'anciens compagnons de consommation
Idéaliser la conso
"Un verre ça va", nostalgie des soirées d'avant
Troubles du sommeil
Insomnie, cauchemars, rythme déréglé
Négligence
Hygiène, alimentation, apparence en déclin
Comprendre

Si votre proche rechute

La rechute n'est PAS un échec

La rechute fait partie du processus de guérison dans 40 à 60% des cas. C'est un événement fréquent, pas une fatalité. Ce qui compte, c'est la réponse que vous y apportez ensemble.

À faire
Rester calme — votre réaction compte énormément
Ne pas punir ni culpabiliser
Rappeler les progrès déjà accomplis
Contacter le médecin ou le thérapeute rapidement
Proposer de reprendre le suivi ensemble
À ne pas faire
Dire "j'en étais sûr(e)" ou "je te l'avais dit"
Couper le contact ou menacer de partir
Utiliser des ultimatums ou des menaces
Prendre sur soi la responsabilité de la rechute
Calendrier

Les 3 phases des 90 jours

Jours 1-30
La lune de miel

Euphorie d'être sorti, motivation haute. Mais attention : la vulnérabilité est maximale.

> Routine essentielle dès le premier jour
> Éviter fêtes et soirées
> Suivi médical hebdomadaire
Jours 31-60
Le mur

La réalité rattrape. L'ennui s'installe, les émotions refoulées remontent. Risque de rechute le plus élevé.

> Soutien maximal de l'entourage
> Groupes de parole indispensables
> Activités structurantes (sport, art)
Jours 61-90
La construction

Les nouvelles habitudes s'ancrent. La confiance revient doucement. Le cadre social peut s'élargir progressivement.

> Élargir progressivement le cadre
> Projets à moyen terme
> Maintenir le suivi régulier
S'entourer

Ressources pour le suivi

🏥
Suivi médical

Médecin addictologue, CSAPA, consultations régulières pour adapter le traitement.

🗣️
Groupes de parole

AA, NA, Smart Recovery — le partage entre pairs est un pilier du rétablissement.

🧠
Thérapie

TCC, thérapie familiale, EMDR — des approches complémentaires au suivi médical.

📱
Applications de suivi

Compteurs de sobriété, journaux d'humeur, rappels de rendez-vous.

🎨
Activités alternatives

Sport, art-thérapie, bénévolat, cuisine — remplacer l'addiction par des activités épanouissantes. Le cerveau a besoin de nouvelles sources de dopamine saine.

Continuer le parcours

Ces ressources complètent votre accompagnement post-cure. N'hésitez pas à les consulter.

Outil d'urgence

L'envie va passer. Tenez bon.

Chaque craving dure en moyenne 20 minutes. Utilisez ces outils pour traverser ce moment. Vous êtes plus fort que l'envie.

Lancer le timer
« Ce n'est pas parce que c'est difficile que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que c'est difficile. »
— Sénèque
Compteur de résistance

Chaque seconde compte

L'envie moyenne dure 20 minutes. Regardez le temps passer — vous êtes en train de gagner.

20:00
minutes restantes
« La liberté, c'est de savoir danser avec ses chaînes. »
— Friedrich Nietzsche
Respiration guidée

Méthode 4-7-8

Suivez le cercle. Cette technique active votre système nerveux parasympathique et calme l'envie.

Prêt ?
4sInspirez
7sRetenez
8sExpirez
Technique d'ancrage

Exercice 5-4-3-2-1

Reconnectez-vous au moment présent. Sens par sens.

👁️
5 choses que vous voyez
Regardez autour de vous. Nommez 5 objets, couleurs, formes.
✋
4 choses que vous touchez
La texture de vos vêtements, la table, le sol sous vos pieds.
👂
3 choses que vous entendez
Le vent, un bruit de voiture, votre respiration...
👃
2 choses que vous sentez
L'air frais, un parfum, l'odeur d'un café...
👅
1 chose que vous goûtez
Buvez de l'eau, mâchez un chewing-gum, croquez un fruit.
Boîte à outils

Techniques de distraction

Changez-vous les idées. L'envie ne dure pas — vous, si.

🚿
Douche froide

Le choc thermique coupe l'envie nette. Même 30 secondes suffisent.

🏃
Bouger

Marchez, courez, faites des pompes. L'effort libère des endorphines.

📞
Appeler quelqu'un

Un ami, un proche, ou une ligne d'écoute. Parler aide.

🧊
Glaçon dans la main

Serrez-le fort. La sensation intense recentre votre cerveau.

✍️
Écrire

Mettez des mots sur l'envie. Elle perd sa force quand on la nomme.

🎵
Musique

Mettez une chanson que vous aimez. Chantez. Concentrez-vous dessus.

« Vous n'avez pas besoin de voir tout l'escalier. Faites juste le premier pas. »
— Martin Luther King Jr.

Besoin de parler ?

Vous n'êtes pas seul. Écrivez-nous ou appelez une ligne d'écoute gratuite.

0 980 980 930
Alcool Info Service · 7j/7
0 800 23 13 13
Drogues Info Service · Gratuit
Urgence Conso

Votre proche a consommé ?

Votre proche a consommé et vous vous inquiétez ? Voici comment réagir. Chaque seconde compte.

15
SAMU
112
Urgences EU
114
SMS
1
Appelez le 15
2
Ne laissez pas seul
3
PLS si inconscient
⚠️ Si vous constatez un signe d'urgence, même si votre proche vous dit qu'il contrôle, ne l'écoutez pas. Appelez le 15 pour ne rien regretter. ⚠️ Si vous constatez un signe d'urgence, même si votre proche vous dit qu'il contrôle, ne l'écoutez pas. Appelez le 15 pour ne rien regretter. ⚠️ Si vous constatez un signe d'urgence, même si votre proche vous dit qu'il contrôle, ne l'écoutez pas. Appelez le 15 pour ne rien regretter.
15
Identifier

Que faire selon la substance

Cliquez sur une substance pour afficher les effets, risques, signes d'urgence et conduite à tenir.

🍺
Alcool
Bière, vin, vodka, whisky, rhum, pastis, tequila, gin, shooters, prémix
Risque de coma éthylique, asphyxie
▼
Effets
Euphorie, désinhibition, troubles de coordination, vision floue, somnolence.
Risques
Coma éthylique, hypothermie, asphyxie par vomissement, arythmie cardiaque.
Signes d'urgence
Appelez le 15 si :
• Coma éthylique : la personne ne réagit plus quand on lui parle, la secoue ou lui pince la peau
• Respiration anormale : moins de 8 respirations/min, pauses respiratoires >10 secondes, ronflements forts et irréguliers (signe d'obstruction)
• Hypothermie : peau froide et moite, lèvres/extrémités bleuâtres (cyanose), tremblements puis arrêt des tremblements (aggravation)
• Vomissements à risque : vomit en position allongée sur le dos, ne se réveille pas en vomissant, vomi avec traces de sang
• Convulsions : secousses musculaires incontrôlées, mâchoire serrée, yeux révulsés
• Odeur acétonique de l'haleine (signe d'acidocétose alcoolique)
• Glycémie effondrée : sueurs froides, confusion, tremblements
Comment agir
Mettez en PLS, ne faites pas vomir, couvrez la personne, appelez le 15, surveillez la respiration en continu.
🌿
Cannabis
Herbe, shit, résine, haschich, weed, beuh, huile de cannabis, space cake, edibles, THC
Bad trip, crise d'angoisse, tachycardie
▼
Effets
Relaxation, euphorie, altération de la perception du temps, yeux rouges, augmentation de l'appétit.
Risques
Bad trip, crise d'angoisse, tachycardie, syndrome cannabinoïde (vomissements cycliques).
Signes d'urgence
Appelez le 15 si :
• Crise d'angoisse aiguë : la personne hyperventile, dit qu'elle va mourir, sensation d'étouffement, ne se calme pas après 30 minutes
• Tachycardie sévère : pouls >150 bpm, palpitations visibles au niveau du cou, douleur thoracique associée
• Malaise vagal : teint livide/gris, sueurs froides, chute de tension, perte de connaissance brutale (fréquent avec edibles)
• Syndrome cannabinoïde : vomissements incoercibles (10+ épisodes), douleurs abdominales intenses, déshydratation (lèvres sèches, yeux creux)
• Épisode psychotique : hallucinations, paranoïa intense, la personne ne reconnaît plus son entourage, discours incohérent
• Avec edibles : les effets arrivent 1-3h après ingestion et durent 6-12h — ne JAMAIS reprendre une dose en croyant que « ça ne fait rien »
Comment agir
Rassurez la personne, créez un environnement calme, faites-la respirer lentement, donnez du sucre si malaise, appelez le 15 si perte de connaissance.
❄️
Cocaïne / Crack
Coke, CC, neige, blanche, crack, caillou, free base, poudre
AVC, infarctus, arrêt cardiaque
▼
Effets
Euphorie intense, énergie, confiance excessive, dilatation des pupilles, perte d'appétit.
Risques
AVC, infarctus du myocarde, hyperthermie, convulsions, arrêt cardiaque, paranoïa aiguë.
Signes d'urgence
Appelez le 15 immédiatement si :
• Infarctus / AVC : douleur thoracique irradiant dans le bras gauche ou la mâchoire, essoufflement brutal, paralysie d'un côté du visage/corps, troubles de la parole, maux de tête violents et soudains
• Convulsions : mouvements saccadés incontrôlables, révulsion des yeux, perte de connaissance — ne rien mettre dans la bouche
• Hyperthermie maligne : peau brûlante et sèche (plus de sueur = signe grave), température >40°C, confusion, rigidité musculaire
• Paranoïa délirante : la personne se sent persécutée, comportement auto-agressif ou hétéro-agressif, hallucinations visuelles/auditives
• Arrêt cardiaque : la personne s'effondre, ne respire plus ou gasps (respiration agonique), pas de pouls au cou → commencer massage cardiaque
• Épistaxis sévère (sniff) : saignement de nez qui ne s'arrête pas après 20 min, perforation de cloison
Comment agir
Appelez le 15 immédiatement, refroidissez si hyperthermie, PLS si inconscient, ne laissez pas seul, ne donnez rien à boire ni à manger.
💉
Opioïdes
Héroïne, fentanyl, codéine, tramadol, morphine, oxycodone, méthadone, Subutex, Skenan, Dafalgan Codéine
Overdose mortelle, arrêt respiratoire
▼
Effets
Euphorie, sédation profonde, pupilles en tête d'épingle, ralentissement de la respiration. Concerne : héroïne, fentanyl, codéine, tramadol, morphine.
Risques
Overdose mortelle, arrêt respiratoire, œdème pulmonaire.
Signes d'urgence
OVERDOSE — Appelez le 15 sans attendre :
• Triade mortelle de l'overdose : 1) pupilles en pointe d'épingle (myosis extrême), 2) respiration ≤8/min ou pauses >10s, 3) inconscience (ne réagit à aucune stimulation)
• Cyanose : lèvres, ongles et bout des doigts bleus/violacés — signe d'hypoxie, le cerveau manque d'oxygène
• Respiration agonique : gasps espacés, bruits de gargouillement (encombrement bronchique), respiration de Cheyne-Stokes (alternance d'accélération et de pauses)
• Œdème pulmonaire : mousse rosée aux lèvres, râles audibles à distance, sensation de noyade
• Rigidité musculaire (fentanyl) : thorax rigide « en bois » empêchant la respiration, mâchoire verrouillée
• Peau marbrée : taches violacées sur les genoux, les coudes — signe de défaillance circulatoire avancée
• Absence de réflexe : ne réagit pas à un frottement appuyé du sternum avec les phalanges
Comment agir
Appelez le 15. Administrez la naloxone nasale (Nyxoid) si disponible — elle est disponible en pharmacie sans ordonnance. Stimulation douloureuse (frottement du sternum), bouche-à-bouche si arrêt respiratoire, PLS.
💊
MDMA / Ecstasy
Ecsta, taz, MD, molly, pilules, cristaux MDMA, mandy
Hyperthermie maligne, hyponatrémie
▼
Effets
Empathie, euphorie, énergie, mâchoire serrée, dilatation des pupilles, transpiration importante.
Risques
Hyperthermie maligne, hyponatrémie (excès d'eau), syndrome sérotoninergique, déshydratation sévère.
Signes d'urgence
Appelez le 15 immédiatement si :
• Hyperthermie maligne : température >40°C, peau brûlante MAIS sèche (la transpiration s'est arrêtée = signe de gravité extrême), visage rouge vif
• Hyponatrémie (a bu trop d'eau) : maux de tête violents, nausées, confusion croissante, convulsions, œdème cérébral — plus dangereux que la déshydratation
• Syndrome sérotoninergique (surtout si mélange avec antidépresseurs/ISRS) : tremblements, rigidité musculaire, clonies (secousses des jambes), hyperthermie, agitation, diarrhée, dilatation pupillaire extrême
• Convulsions : apparition brutale de secousses musculaires, perte de conscience, mâchoire serrée
• Rhabdomyolyse : douleurs musculaires intenses dans les jambes/dos, urines marron foncé (couleur coca-cola), gonflement des muscles
• Détresse respiratoire : la personne ne peut plus reprendre son souffle, lèvres bleutées, angoisse extrême
Comment agir
Refroidissez (linges humides, ventilateur), hydratez par petites gorgées, NE PAS donner trop d'eau (risque d'hyponatrémie), appelez le 15.
⚡
Amphétamines / Méth
Speed, ice, crystal meth, Adderall, Ritaline (usage détourné), pep
AVC, psychose, hyperthermie
▼
Effets
Énergie extrême, euphorie, insomnie prolongée, agressivité, paranoïa.
Risques
AVC, infarctus, psychose aiguë, hyperthermie, convulsions.
Signes d'urgence
Appelez le 15 immédiatement si :
• Psychose aiguë : hallucinations visuelles/auditives, paranoïa intense, la personne est persuadée d'être en danger, agressivité imprévisible — ne PAS confronter, sécurisez-vous d'abord
• AVC : paralysie soudaine d'un côté, visage asymétrique (demandez de sourire), troubles de la parole, maux de tête foudroyants
• Hyperthermie : peau brûlante, température >40°C, arrêt de la transpiration, confusion — risque vital en quelques minutes
• Convulsions : crises épileptiques sans antécédent, secousses musculaires violentes, perte de connaissance
• Comportement suicidaire : au crash (descente), idées noires intenses, verbalisation suicidaire, automutilation — ne JAMAIS laisser seul pendant la descente
• Douleur thoracique : serrement/pression dans la poitrine, essoufflement, douleur irradiant dans le bras/mâchoire — même chez les jeunes (risque d'infarctus par spasme coronarien)
Comment agir
Créez un environnement calme et sécurisé, ne confrontez pas la personne, appelez le 15, refroidissez si hyperthermie.
🧪
GHB / GBL
G, liquid ecstasy, drogue du viol, gamma, fiole, 1.4-BD
Coma rapide, mélange alcool = mortel
▼
Effets
Euphorie, désinhibition, somnolence rapide, amnésie.
Risques
Coma rapide (10-15 minutes), arrêt respiratoire, mélange avec l'alcool = potentiellement mortel.
Signes d'urgence
DANGER MORTEL — Appelez le 15 sans attendre :
• Coma brutal : la personne s'effondre d'un coup (en 5-10 min), ne réagit à aucune stimulation — c'est LE signe du GHB, la fenêtre entre « bien » et « coma » est très courte
• Respiration critique : moins de 8 respirations/min, pauses respiratoires, ronflements forts (obstruction), respiration superficielle à peine visible
• Vomissements inconscient : risque d'asphyxie majeur — la personne vomit sans se réveiller, ne tousse pas, ne se retourne pas
• Mélange GHB + alcool : TOUJOURS considérer comme urgence vitale, même à petite dose — l'interaction est potentiellement mortelle, dépression respiratoire démultipliée
• Myoclonies : secousses musculaires involontaires, tremblements des membres, mouvements anormaux des yeux
• Hypothermie : peau froide, marbrures, la personne inconsciente ne frissonne plus (signe de gravité)
• Amnésie + signes physiques : si suspicion de soumission chimique, ne pas laver la personne, conserver urines/verre, aller aux urgences pour prélèvements (détectable 6-12h max)
Comment agir
PLS immédiate, appelez le 15, surveillez la respiration, NE JAMAIS laisser « dormir » sans surveillance, ne faites pas vomir.
💤
Benzodiazépines
Xanax, Lexomil, Valium, Temesta, Stilnox, Imovane, Rivotril, Lysanxia, Seresta, Rohypnol
Dépression respiratoire, coma
▼
Effets
Sédation, anxiolyse, somnolence, confusion, amnésie. Concerne : Xanax, Lexomil, Valium.
Risques
Dépression respiratoire (surtout en mélange avec alcool ou opioïdes), coma.
Signes d'urgence
Appelez le 15 si :
• Dépression respiratoire : respiration <10/min, superficielle, pauses >10 secondes — risque décuplé si mélange avec alcool ou opioïdes (combinaison la plus mortelle)
• Confusion paradoxale : au lieu de la sédation attendue, agitation extrême, agressivité, désinhibition totale (réaction paradoxale fréquente chez certaines personnes)
• Coma : la personne ne réagit plus, pupilles fixes, relâchement musculaire complet, incontinence
• Surdosage accidentel : très fréquent car tolérance rapide — la personne augmente les doses sans s'en rendre compte, prend « un de plus » pour dormir
• Sevrage brutal (arrêt après usage prolongé) : convulsions, état de mal épileptique, confusion, hallucinations, risque vital — ne JAMAIS arrêter brutalement après usage quotidien >2 semaines
• Mélange médicamenteux : si a pris avec d'autres dépresseurs (alcool, opioïdes, GHB), considérer TOUJOURS comme urgence vitale même à doses « normales »
Comment agir
PLS, appelez le 15, le flumazénil est administré en milieu hospitalier uniquement, ne laissez pas la personne seule.
🕳️
Kétamine
Kéta, K, spécial K, vitamine K, ket, poudre, liquide
K-hole, asphyxie, arrêt respiratoire
▼
Effets
Dissociation, hallucinations, anesthésie, « K-hole », nausées.
Risques
Perte totale de conscience, vomissements avec risque d'asphyxie, arrêt respiratoire à forte dose.
Signes d'urgence
Appelez le 15 si :
• K-hole profond : la personne est totalement dissociée, yeux ouverts mais « vides », ne répond à aucun stimulus, mouvements robotiques ou absence totale de mouvement — peut durer 30-90 min
• Vomissements en dissociation : risque d'asphyxie majeur car la personne ne peut pas se retourner ou tousser — PLS impérative
• Dépression respiratoire : respiration très lente et superficielle, surtout à forte dose ou mélange avec alcool/opioïdes/GHB
• Laryngospasme : la personne s'étouffe soudainement, ne peut plus inspirer, bruit strident à l'inspiration, panique — rare mais grave
• Crise d'agitation (emergence reaction) : au réveil, terreur, confusion extrême, agressivité, la personne ne reconnaît pas son environnement
• Douleurs urinaires intenses (usage régulier) : sang dans les urines, douleur insupportable au bas-ventre — signe de cystite kétaminique, urgence urologique
Comment agir
PLS, surveillez la respiration, environnement calme et sécurisé, appelez le 15 si inconscience supérieure à 15 minutes.
🎈
Protoxyde d'azote
Proto, gaz hilarant, ballons, cartouches, crackers, bonbonnes
Syncope, asphyxie, lésions neuro
▼
Effets
Euphorie brève (30 secondes), fous rires, vertiges, distorsions sonores.
Risques
Syncope, chute, asphyxie, lésions neurologiques (carence en B12), brûlure par le froid.
Signes d'urgence
Appelez le 15 si :
• Syncope : la personne perd connaissance en se levant (chute avec risque de traumatisme crânien), surtout si inhale debout — risque de fracture, hémorragie
• Asphyxie : a inhalé avec un sac sur la tête ou dans un espace fermé, lèvres bleues, ne respire plus — le gaz remplace l'oxygène dans les poumons
• Convulsions : crises épileptiques sans antécédent, secousses musculaires, perte de connaissance
• Brûlure par le froid : gelure des lèvres, langue, voies aériennes (cartouche inhalée directement sans ballon), cloques blanches/grises, douleur intense
• Signes neurologiques (usage répété) : fourmillements persistants des mains/pieds qui ne passent pas (neuropathie par carence en B12), faiblesse des jambes, difficulté à marcher, incontinence
• Myélopathie (usage intensif) : paralysie progressive des membres inférieurs, perte de sensibilité, troubles de l'équilibre — dommages potentiellement irréversibles à la moelle épinière
Comment agir
Aérez la pièce, PLS si inconscient, appelez le 15 si convulsions ou signes de paralysie.
⚠️
Drogues de synthèse (NPS)
3-MMC, 3-CMC, méphédrone, spice, K2, flakka, alpha-PVP, 2C-B, cannabinoïdes de synthèse
Réactions imprévisibles, surdosage
▼
Effets
Imprévisibles, varient selon la molécule. Concerne : cathinones, cannabinoïdes de synthèse, etc.
Risques
Surdosage facile (dosage inconnu), réactions imprévisibles, psychose, hyperthermie, arrêt cardiaque.
Signes d'urgence
TOUJOURS appeler le 15 — les NPS sont imprévisibles :
• Surdosage facile : dosage inconnu, pureté variable, quelques milligrammes de différence peuvent être mortels — ne JAMAIS présumer de la dose
• Excited delirium (cathinones, flakka) : agitation extrême, force surhumaine, hyperthermie >41°C, déshabillage compulsif, insensibilité à la douleur — appeler le 15 ET sécuriser l'environnement
• Cannabinoïdes de synthèse (spice, K2) : convulsions, AVC, insuffisance rénale aiguë (urines très foncées/absentes), psychose, bradycardie sévère — 10 à 100x plus puissant que le cannabis naturel
• Réaction inconnue : tout symptôme inhabituel (couleur de peau anormale, température extrême, rigidité musculaire, pupilles anormales) = urgence car aucun antidote spécifique n'existe
• Garder le produit : conserver l'emballage, la poudre, les pilules restantes pour les secours — permet d'identifier la molécule et d'adapter le traitement
• Mélange avec d'autres substances : interactions totalement imprévisibles, risque de décès par potentialisation — signaler TOUT ce qui a été pris aux secours
Comment agir
Appelez le 15 en décrivant les symptômes, ne minimisez JAMAIS, PLS si inconscient, gardez l'emballage/produit pour les secours.
Geste qui sauve

Position Latérale de Sécurité (PLS)

4 étapes pour protéger une personne inconsciente qui respire.

1
Vérifiez la respiration
Penchez-vous, écoutez et regardez si le thorax se soulève. Sentez le souffle sur votre joue.
2
Allongez sur le côté
Placez le bras le plus proche à angle droit. Pliez le genou opposé et faites basculer doucement.
3
Tête en arrière
Basculez la tête en arrière, bouche orientée vers le sol pour que les liquides s'écoulent.
4
Surveillez
Restez auprès de la personne, surveillez sa respiration en continu en attendant les secours.

Vidéo : comment mettre une personne en PLS en 30 secondes

Danger

Les erreurs qui tuent

Ces réflexes semblent logiques mais peuvent être mortels.

✕
Ne JAMAIS faire vomir une personne inconsciente
Risque d'asphyxie par inhalation des vomissures dans les poumons.
✕
Ne JAMAIS donner de café ou de douche froide pour « dégriser »
Cela n'accélère pas l'élimination de l'alcool et peut provoquer un choc thermique ou une chute.
✕
Ne JAMAIS laisser « dormir » sans surveillance
Après GHB, opioïdes ou alcool massif, le « sommeil » peut être un coma. La respiration peut s'arrêter.
✕
Ne JAMAIS hésiter à appeler le 15
Vous ne risquez RIEN juridiquement. La loi protège celui qui porte secours. Le silence peut être mortel.
✕
Ne JAMAIS mélanger les substances
Alcool + médicaments, GHB + alcool, opioïdes + benzodiazépines : les mélanges démultiplient les risques d'arrêt respiratoire.
Prévention

Kit d'urgence à avoir chez soi

Préparez ce kit avant qu'il ne soit trop tard. Chaque item peut faire la différence.

☑
Naloxone nasale (Nyxoid)
Disponible en pharmacie sans ordonnance. Antidote en cas de surdosage aux opioïdes.
☑
Numéros d'urgence imprimés
15 (SAMU), 112 (urgences EU), centre antipoison de votre région.
☑
Couverture de survie
Pour maintenir la température corporelle en attendant les secours.
☑
Sucre rapide
Jus de fruit, bonbons. En cas d'hypoglycémie liée à l'alcool ou au jeûne.
☑
Lampe torche
Pour vérifier les pupilles (dilatées, en pointe, réactives).
☑
Gants jetables
Protection en cas de contact avec des fluides corporels.
☑
Position PLS imprimée
Schéma clair à afficher au mur. En situation de stress, on oublie les gestes.
☑
Thermomètre
Hypothermie ou hyperthermie sont des signes d'urgence fréquents.
☑
Bouteille d'eau
Hydratation essentielle, surtout après stimulants ou alcool.
☑
Liste des substances prises par le proche
Médicaments, substances, doses habituelles. Information cruciale pour le SAMU.
Contacts

Numéros d'urgence

Gardez ces numéros dans votre téléphone. Ils peuvent sauver une vie.

15
SAMU
Urgences médicales · 24h/24
112
Urgences européennes
Depuis tout pays EU · 24h/24
114
Urgences par SMS
Sourds/malentendants · 24h/24
0 800 23 13 13
Drogues Info Service
Gratuit et anonyme · 7j/7
0 980 980 930
Alcool Info Service
Gratuit et anonyme · 7j/7
01 45 39 40 00
Centre antipoison Paris
24h/24 · Intoxications
Programme d'accompagnement

Ce que j'ai appris
en cure.

Ce que j'aurais aimé comprendre avant d'y aller. Un programme concret, basé sur les mêmes méthodes utilisées dans les centres de soins — écrit par quelqu'un qui est passé par là.

9
modules
6
méthodes
1
gratuit

"L'addiction n'est pas un défaut de caractère. Ce n'est pas une question de faiblesse. C'est une modification réelle, physique, mesurable de ton cerveau."

— Nora Volkow, directrice du NIDA

Groupe de soutien

Pour qui ?

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Vous cherchez à comprendre

Vous sentez que quelque chose ne va pas. Ce programme vous explique ce qui se passe dans votre cerveau, sans jargon.

🏥

Vous préparez une cure

Arriver avec une base de connaissances change tout. Vocabulaire, repères, avance réelle sur le programme thérapeutique.

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Vous êtes en suivi

En complément de votre psy ou addictologue. De la matière pour vos séances et des outils concrets entre les rendez-vous.

Ce programme n'est ni une formation, ni une cure, ni un traitement. C'est tout ce que j'ai étudié, testé, échoué et recommencé au fil de mes nombreuses cures et rechutes. La TCC, l'ACT, la DBT, l'EMDR, Marlatt, la thérapie narrative — tout y est passé. Jusqu'à ce que tout ça finisse par fonctionner.

Le jour où j'ai compris que ce savoir pouvait servir à d'autres, j'ai tout quitté pour créer Dayclic. Cette plateforme, ce programme, ces outils — c'est devenu mon métier, ma mission. Pas en tant que médecin, mais en tant que patient expert. Quelqu'un qui parle de l'intérieur, et qui met à disposition ce qui a fini par marcher — avant, pendant ou après un suivi professionnel.

Ce que c'est

  • De la psychoéducation accessible à tous
  • Les vraies méthodes enseignées en cure
  • Des outils concrets à utiliser au quotidien
  • Écrit par quelqu'un qui est passé par là
  • Un complément au suivi professionnel

Ce que ce n'est pas

  • Une formation ou un diplôme
  • Une thérapie ou un traitement médical
  • Un substitut à un addictologue ou un psy
  • Un protocole de sevrage
  • Un miracle — le changement demande du travail
Module gratuit
GRATUIT
Module d'introduction

Comprendre ce qui m'arrive

Neurobiologie de l'addiction, circuit de la récompense, dopamine. Pourquoi tu n'as pas "manqué de volonté". Le conditionnement expliqué simplement, et un premier outil pour observer tes déclencheurs.

Neurobiologie Conditionnement Journal de craving

Le programme complet

8 modules pour comprendre, agir et se reconstruire. Chacun combine vidéo, texte et outil téléchargeable.

Module 1
Module 1

Me connaître

Pourquoi on consomme vraiment. L'outil ABC : Antécédent, Comportement, Conséquence.

Analyse fonctionnelle
Module 2
Module 2

Comprendre mon cerveau

Pourquoi un lieu, une odeur, une heure déclenchent le craving. Conditionnement classique et opérant.

Pavlov & Skinner
Module 3
Module 3

Travailler mes pensées

"Juste une fois", "je contrôle" — les croyances permissives. Comment les identifier et les déconstruire.

TCC + PNL
Module 4
Module 4

Accepter sans subir

Surfer sur l'envie au lieu de la combattre. Pleine conscience et connexion à ses valeurs profondes.

ACT + Mindfulness
Module 5
Module 5

Gérer mes émotions

Colère, ennui, solitude, honte. Les émotions comme déclencheurs. Tolérance à la détresse et autocompassion.

DBT + Compassion
Module 6
Module 6

Anticiper la rechute

Lapse vs relapse, situations à risque, les pensées qui précèdent la rechute. Construire son plan de crise.

Modèle de Marlatt
Module 7
Module 7

Le trauma derrière l'addiction

Pourquoi beaucoup d'addictions cachent un traumatisme. Ce qu'est l'EMDR, vers qui se tourner.

Trauma + EMDR
Module 8
Module 8

Reconstruire qui je suis

L'identité sans la substance. Reconstruire les liens, l'estime de soi, écrire son histoire autrement.

Thérapie narrative

Des méthodes utilisées en cure

Ce ne sont pas des théories inventées. Ce sont les mêmes approches enseignées dans les centres de soins, validées par la recherche.

TCC ACT DBT EMDR Marlatt Thérapie narrative Mindfulness PNL

Commencez par le module gratuit

Pas d'engagement, pas de carte bancaire. Découvrez le premier module pour comprendre ce qui se passe dans votre cerveau — et décidez ensuite.

Ce programme est un outil de psychoéducation. Il ne remplace pas un suivi médical, psychologique ou thérapeutique. En cas de dépendance sévère, consultez un médecin.

S'amuser sans alcool

60 recettes pour célébrer autrement

30 mocktails créatifs : des recettes simples pour 2 personnes, pour des soirées réussies sans une goutte d'alcool.

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