Arrêter la cocaïne, c'est d'abord traverser le « crash » : épuisement, sommeil profond, dépression. Puis, lentement, le système de récompense se répare et le plaisir naturel revient. Voici la chronologie de cette récupération.

Avant tout : ne restez pas seul

Le crash des premiers jours s'accompagne d'une dépression marquée et d'un risque suicidaire à surveiller — ne restez pas seul. Le craving des deux premières semaines est intense, déclenché par les contextes. Un suivi médical et psychologique est fortement recommandé. En cas de pensées suicidaires : 3114.

La chronologie de la récupération, étape par étape

1–3 jours — Le « crash »

Le cerveau a vidé ses stocks de dopamine et de sérotonine : sommeil énorme, faim intense, dépression marquée, anhédonie. Le risque suicidaire doit être surveillé.

1–2 semaines — Craving intense, dysphorie, anxiété

Envies très fortes, déclenchées par les lieux, les odeurs, les contextes. Anxiété généralisée, anhédonie persistante. Un suivi médical est fortement recommandé.

1 mois — Le cœur se normalise

Le risque d'arrêt cardiaque sur prise tombe à zéro. L'hypertension chronique commence à baisser, le système nerveux autonome récupère.

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3 mois — La dopamine se rééquilibre

Les récepteurs dopaminergiques commencent à se restaurer. Le plaisir naturel (nourriture, sexe, sport) redevient perceptible, l'anhédonie baisse nettement.

6 mois — Mémoire et fonctions exécutives récupèrent

L'imagerie cérébrale montre une régénération significative de la matière grise. Mémoire de travail et inhibition retrouvent un niveau normal.

1 an — Risque cardiovasculaire fortement réduit

Le risque d'AVC et d'infarctus diminue significativement, la paranoïa résiduelle s'estompe, la stabilité psychique se consolide. Le craving devient sporadique.

2 ans — Identité hors-substance consolidée

Le craving reste possible mais devient gérable. Réinvestissement social, professionnel, affectif. La récupération neuropsychologique est largement aboutie.

Information générale, non assimilable à un avis médical. Le sevrage se prépare avec un professionnel de santé. Sources : Inserm, NIDA, JAMA Psychiatry, Circulation, European Heart Journal.