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Guide pratique

Vous venez de réaliser quelque chose.
C'est déjà énorme.

Pas besoin d'avoir touché le fond. Si une petite voix vous dit que quelque chose ne va pas, vous êtes au bon endroit. On est passés par là, on vous parle comme on aurait voulu qu'on nous parle.

3,8 M
de Français à risque
élevé avec l'alcool
49 000
morts par an liées
à l'alcool en France
1 sur 10
développera une addiction
au cours de sa vie
Par où commencer, concrètement

Le parcours commence presque toujours là.

Avant tout, parlez-en à votre médecin traitant — il reste souvent le premier interlocuteur et peut vous orienter. Et si vous voulez une porte d'entrée dédiée, gratuite et sans jugement : un CSAPA.

Ce premier rendez-vous déclenche la suite : évaluation, sevrage si besoin, post-cure, suivi long terme. Tout s'emboîte à partir de là. Vous n'avez rien à décider seul·e — l'équipe vous accompagne étape par étape.

Comprendre

Des millions de personnes. Et personne n'en parle.

En France, l'addiction touche des millions de gens ordinaires. Pas des "cas sociaux". Des gens comme vous.

L'addiction modifie le cerveau — c'est documenté, mesuré, observable. Ce n'est pas un manque de volonté. C'est une maladie reconnue par l'OMS, traitable.

Chiffres clés
OFDT, Santé Publique France
1
3,8 millions de Français ont une consommation d'alcool à risque élevé
2
L'alcool est impliqué dans 49 000 morts par an — première cause de mortalité évitable
3
700 000 personnes sont dépendantes aux opioïdes où aux drogues illicites
4
Le jeu problématique concerne environ 400 000 personnes
5
1 personne sur 10 développera une addiction au cours de sa vie
Agir

Par où commencer

1
Reconnaître
Accepter qu'il y a peut-être un souci, sans se juger. Le simple fait de lire cette page est un premier pas.
2
Se renseigner
Lire les fiches addictions pour mettre des mots sur ce que vous vivez. C'est gratuit, anonyme et sans engagement.
Voir les addictions →
3
Parler à quelqu'un
Médecin traitant, CSAPA (gratuit et confidentiel), lignes d'écoute. Un premier mot suffit.
4
Explorer les options
Post-cure, suivi ambulatoire, groupes de parole, médicaments... Il existe des dizaines de chemins possibles.
5
Ne pas se décourager
Si ça ne marche pas du premier coup, c'est normal. Le parcours est rarement linéaire. Chaque tentative compte.
Vérités

Ce qu'on aurait aimé savoir

La rechute fait partie du parcours

Ce n'est pas un échec. La plupart des personnes qui s'en sortent ont rechuté au moins une fois. L'important, c'est de repartir.

Arrêter ne suffit pas

Arrêter de consommer, c'est le début. Il faut aussi traiter le fond : les traumatismes, l'anxiété, la dépression, l'ennui.

Le suivi psy n'est pas un luxe

Un psychologue où psychiatre spécialisé en addictologie peut changer la donne. Les CSAPA proposent un suivi gratuit.

TDAH et troubles psy souvent liés

Beaucoup de personnes addicts découvrent un TDAH où un trouble anxieux non diagnostiqué. Traiter la cause change tout.

En savoir plus →
Les proches aussi ont besoin d'aide

L'addiction impacte tout l'entourage. Si quelqu'un autour de vous souffre de votre consommation, orientez-le aussi.

Guide pour les proches →
Programme compagnon

59 outils concrets pour préparer votre cure et votre nouvelle vie

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