Le corps récupère, petit à petit.
De quelques minutes à 5 ans après l'arrêt — chronologie scientifique de la guérison du cœur, du foie, du cerveau et de la peau.
Le sevrage alcool peut être mortel s'il est entrepris seul. Les premières 72 h sont les plus dangereuses (delirium tremens, convulsions). Cette timeline décrit la récupération sous suivi médical — ne tente jamais d'arrêter brutalement après une consommation quotidienne installée.
Le cœur ralentit, la tension redescend.
Dès que la dernière dose est métabolisée, la fréquence cardiaque et la tension artérielle commencent à se normaliser. La vasodilatation s'estompe.
Premiers signes de manque : tremblements, sueurs, anxiété.
Le glutamate explose sans le frein de l'alcool. Symptômes physiques : tremblements, sueurs, nausées, accélération cardiaque. Pour un usage chronique installé, le sevrage doit être MÉDICALISÉ.
Risque maximal de delirium tremens et convulsions.
Fenêtre la plus dangereuse du sevrage alcool. Sans encadrement médical, le delirium tremens peut tuer dans 5 à 15 % des cas. Hospitalisation impérative pour les usagers chroniques.
Le sevrage physique se termine, le foie commence à se régénérer.
Les symptômes aigus s'estompent. Le foie démarre sa régénération. Le sommeil reste perturbé, l'humeur instable — c'est normal.
Le sommeil profond revient, l'anxiété de fond diminue.
Les récepteurs GABA se rééquilibrent. Le sommeil retrouve ses cycles naturels. Anxiété et irritabilité chroniques baissent. La peau s'éclaircit.
Stéatose hépatique réversible, énergie revenue.
La graisse accumulée dans le foie (stéatose) commence à fondre — réversible totalement à ce stade. Tension stabilisée. Concentration et énergie en hausse. Souvent : 2 à 4 kg perdus.
Mémoire et concentration s'améliorent nettement.
L'hippocampe (mémoire) commence à se restaurer. Les fonctions exécutives reviennent. Le cerveau retrouve une partie de sa matière grise. Phase post-aiguë (anhédonie) s'atténue.
Le foie est complètement régénéré, si pas de cirrhose installée.
En l'absence de cirrhose, le foie a retrouvé une fonction normale. Bilan hépatique normalisé. Capacité cognitive proche du niveau de pré-consommation.
Le cortex préfrontal retrouve sa fonction de décision.
Le cortex préfrontal (planification, contrôle des impulsions, projection) retrouve une fonction quasi-normale. Risque de rechute par craving incontrôlé baisse fortement.
Risque d'AVC et d'infarctus = niveau d'un non-buveur.
Hypertension stabilisée, cardiomyopathie alcoolique partiellement réversible. Risque d'AVC et d'infarctus retombe au niveau d'une personne n'ayant jamais consommé.
Risque de cancers ORL et œsophage divisé par 2.
Le risque de cancers de la bouche, du larynx, de l'œsophage et du sein (alcool = cancérigène certain CIRC groupe 1) est divisé par 2. Plasticité cérébrale stabilisée, identité de « non-buveur » consolidée.